lundi 14 décembre 2015

Bilan du Chili

Après 13 jours passés au Chili , voici nos impressions:

Sécurité : aucun problème de sécurité en particulier.

People : les Chiliens sont très aimables et super accueillants.  Ils sont le résultat d'une immigration plus européenne, ce qui entraîne qu'ils sont moins typés que les Péruviens ou Boliviens. 

Nourriture : On peut manger de tout au Chili, on est loin du Pollo con arroz de la Bolivie. La nourriture est bonne, surtout les empanadas et la viande.

Transports :  les transports sont efficaces et ponctuels.   Nous n'avons pas essayé de bus de nuit mais ceux que l'on a essayé étaient très convenables.

Coups de coeur :
- Atacama avec : la Vallée de La Luna, la lagune de Sel,  les geysers.
- Valparaiso avec ses maisons aux façades colorées et le street art.  La maison/musée Sebastiana de Pablo Neruda qui etait très intéressante.
- Le fameux trek W du Torres del Paine en Patagonie Chilienne.  Un vrai challenge pour notre premier trek en Autonomie réussi.

Regrets (parce que voyager,c'est choisir):
- Le regret de ne pas être resté plus longtemps dans ce pays.

Le Chili en Chiffres

La devise est le Pesos Chilien CHL , on a converti les montants en Euros au tarif de change de 1€= 745 CHL

Budget pour 13 jours pour 2 personnes
- Hotels :  291,28 €
- Nourriture :  435,18€
- Transports : 218,77 €
- Excursions : 295,30 €
- Divers : 17,79 €
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TOTAL pour 13 jours / 2 personnes : 1258,32 €
TOTAL pour 13 jours / 1 personne: 629,16 €

Budget par jour pour 1 personne :
- Hotels : 11,2 €
- Nourriture : 16,73 €
- Transports : 8,41 €
- Excursions : 11,36 €
- Divers : 0,68 €
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TOTAL par jour pour 1 personne : 48,39 €

Voici le Graphique de la répartition des dépenses

Torres del Paine, jour4

Lever à 06h45, c'est difficile.   Le corps est fatigué,  les muscles froids et douloureux.  On replie les matelas, le sac de couchage et nos sacs car on peut laisser nos affaires dans la tente le temps du trek. 

On déjeune en vitesse et c'est parti pour 3h de randonnée (seulement l'aller) pour aller voir le glacier Grey.

Le chemin n'est pas très difficile.  Toute la zone a brûlé et ce sont des milliers d'arbres calcinés sur des hectares qui sont partis en fumée en 2011.  Ça serait la faute d'un Israélien (on se fiche un peu de la nationalité,  ça aurait pu être n'importe qui) qui aurait brûlé son papier WC après s'être soulagé dans la nature et le feu se serait propagé.   Comme le vent est puissant,  on imagine fort bien l'évolution sinistre de la situation. 

On arrive au mirador grey.  C'est un beau glacier mais moins imposant que le Perito Moreno.   Il y a moyen de le voir de plus près mais il faut encore marcher 2h.  Inutile de dire que je renonce.

Sur le retour,  on fait connaissance avec Anne- Sophie de Montpellier,  on l'a croisée souvent mais sans trop se parler.   Elle nous donne son expérience et ses conseils car elle a voyagé et travaillé en Australie, Nouvelle Zélande.

Le retour est long.  Arrivés au refuge,  on replie la tente et on a le temps de se préparer une soupe avec un café.

A 18h30, le catamaran est là et on embarque pour 40 minutes de traversée pour enchaîner avec un bus pour Puerto Natales. Le coût 15000p le bateau et 15000p le bus.

On est exténués mais contents d'avoir réussi ce trek en forme de W.

Les paysages de Patagonie sont vraiment impressionnants avec des forêts de grandes steppes à perte de vue où les éléments se déchaînent.   On est vraiment passés par les 4 saisons en 4 jours avec autant un ciel ensoleillé que nuageux avec grêle ou pluie.

Lors de notre retour à Puerto Natales,  nous sommes bloqués dans une rue car des Hooligans sont présents.  Un passant nous conseille de nous arrêter. On voit alors ces foux furieux charger sur les policiers avec des pierres mais ils ne feront pas le poids et seront saucissonnés sur le trottoirs.  Nous pourrons alors rejoindre notre hôtel.

Torres del Paine, jour 3

Au déjeuner,  Alain s'aperçoit qu'on nous regarde bizarrement.   En fait, les gens mangent de la nourriture basique tel que de l'avoine,  du thé.  Et nous, on a : du jus d'orange,  du café,  un cake coco, des kiwis,  du pain, de la confiture... Et oui, ce n'est pas parce que l'on est en camping que l'on doit se négliger ;-).

On laisse nos sacs à dos au Guardaparque du camping pour commencer l'ascension de la vallée Francés. Ça grimpe mais c'est faisable et en plus,  on a un grand soleil avec nous. 

Arrivés au premier mirador,  on a, derrière nous, une vue spectaculaire sur le lac qui est d'un bleu turquoise impressionnant et devant nous, des  montagnes enneigées. On continue la grimpette qui est tout aussi agréable pour arriver au deuxième mirador. 
On est entourés de montagnes et assistons même à des avalanches.   Le bruit est impressionnant et là,  je comprends que, ce que je pensais la veille être des orages, était en fait des petites avalanches.

Après quelques photos, on entame la descente pour arriver au camping.   Là,  on reprend nos sacs qui sont toujours très très lourds pour faire les 2,5 heures de marche vers le camping Paine Grande.  C'est agréable car il fait beau, on respire toutes les odeurs de printemps,  on entend les oiseaux chanter,  on passe par des lagunes.  Bref c'est dur mais le beau temps aide.

On arrive enfin à destination pour établir le camp.  Quelques temps après, un Israelien, Daniel, m'appelle à l'aide pour monter sa tente.  
À croire que je suis un expert car le premier jour, le Hollandais Mike (que l'on a rencontré tout le temps du trek) m'avait aussi appelé à la rescousse.  Je mets 30 minutes pour les aider.  Il faut dire que c'était tordu.  Alain m'attendait tranquillement sur une table avec une bière et il m'a, étonnamment,  attendu avant de la boire.

Le soir, notre dernier repas est constitué de lentilles,  aubergines,  saucisses de poulet et la petite salade de concombre.  Michael, le Hollandais trouve que ça sent bon et que l'on mange frais, équilibré.   Je crois que l'on n'a pas choisi la facilité sur la nourriture.  Quand l'on voit autour de nous,  ce n'est que des plats en sachet.

On terminera la journée par une bonne douche chaude avant d'aller dormir complètement cassés.

Les installations de camping Paine Grande sont bonnes et propres avec une grande cuisine et un réfectoire pour manger.

Torres del Paine, jour 2

On se lève à 07h45, on déjeune, on replie le camp et on ne démarre pas avant 10h10 parce que je ne trouvais pas la housse du matelas d'Alain.  Croyant qu'elle était dans le fond d'un sac d'une autre housse,  j'ai redéplié tout sans succès. On décide de partir sans savoir où elle est. Et puis,  Alain, tout innocemment m'annonce qu'il l'a retrouvée dans la housse de son sac à dos.  Là,  j'ai eu des envies très négatives à son sujet ;-).

On commence enfin et là,  le fait de porter ce lourd sac à dos est une épreuve surhumaine. Il pèse au moins 16 kilos. On passe par un lac vert turquoise immense entouré de sapins et de montagnes.   Là,  je me dis que je ne peux pas profiter de la vue à cause de la douleur causée par le sac et je me jure que c'est la dernière fois que l'on fait un trek en autonomie. 

Le trek continue autour du lac avec des montées interminables et un dénivelé important au vu du poids du sac.  C'est très dur, mais on avance péniblement.  
Le summum,  une pluie qui pénétre les os avec des rafales de vent impressionnantes nous tombent dessus.   On est trempés et frigorifié mais on continue tout de même.   Il y a des jours comme ça où l'on se demande ''pourquoi fallait que ça tombe sur moi?''  Mais heureusement,  en Patagonie,  le temps change en 20 minutes. Le soleil revient, on enlève des couches.

On aura marché 16 km pendant 7h, c'était surhumain.   On s'arrête au camping gratuit Italiano soulagés de se délester.
Et c'est là que l'on reconstruit le camp avec tente etc...

On cuisine nos pâtes grecques avec l'aubergine,  la courgette,  le poivron,  l'oignon,  l'ail.   Et là,  on se rend compte que l'on a fait de la nourriture compliquée par rapport aux autres campeurs qui mangent des pâtes avec un sachet en poudre de sauce.   On se console en se disant que l'on mange frais et équilibré.  Par contre,  aucun regret d'avoir pris le vin avec nous pour oublier cette journée.
On a rencontré un Breton et une Suédoise super sympas en préparant à manger, ça fait du bien de voir d'autres gens parfois.

Lorsque j'ai voulu faire la vaisselle dans la rivière à l'eau gelée,  un gars me dit que c'est interdit,  qu'il faut prendre de l'eau dans une bouteille et la faire au sol plus haut (car il faut savoir qu'il n'y a aucune installation comme un evier et l'eau courante).

Donc je m'exécute puis une fille voit que j'utilise du liquide vaisselle et me dit que c'est interdit dans le parc.  Non mais, est-ce que les gens vont s'occuper de ce qui les regardent.  Rolala, deux remarques en 5 minutes.   Je ne sais pas comment ils lavent leur vaisselle grasse en tout cas. Mais c'est vrai,  soyons ecolos!

Après cela, on fait vite notre toilette pour aller se coucher frigorifiés dans notre tente minuscule.

Torres del Paine, jour 1

Paola nous prépare un petit déjeuner puis elle nous conduit au terminal,  c'est là qu'on prend le bus de 7h45 pour le Torres del Paine.
3h plus tard, on arrive au centre d'information pour payer l'entrée à 18000p/pers soit 25 euros suivi d'une séance d'information.

Ensuite on prend un bus/collectivo à 2600p pour faire les 8 kms qui n'ont aucun intérêt, jusqu'au premier camping.   On installe la tente pour commencer le premier trek du site et aller voir ces 3 fameux blocs de granit du Paine. L'avantage,  c'est que l'on n'a pas le gros sac à dos à porter puisqu'on l'a laissé dans la tente.   En montant le camp, j'ai aidé un Hollandais, Michael, qui n'avait pas trop l'habitude de monter des tentes.  Ce qui est bizarre c'est qu'il a voulu la placer à un mètre de la nôtre,  bonjour l'intimité...

Le trek est très difficile car ça grimpe énormément. On est entouré de montagnes enneigées.   La dernier dénivelé est long et hard mais il en vaut la peine.  Arrivés au sommet, on aperçoit les 3 pics avec une lagune verte turquoise.   À la base des pics, il y a des cascades d'eau alimentées par la fonte des glaces.

On reste 25 minutes sur place seulement car on doit entamer la descente.   Il nous aura fallu 4h d'ascension,  c'est un peu frustrant de profiter du site si peu de temps...
La descente est longue, en plus,  une averse nous tombe dessus avec un vent à l'arrière.

On arrive au camp vers 20h10, il fait toujours clair ici en Patagonie (jusque 22h).  On a le temps de prendre notre douche, de cuisiner nos raviolis et ensuite au lit.

Puerto Natales

On quitte l'Argentine à 07h00 pour rejoindre Puerto Natales au Chili. Le passage à la frontière est pour une fois rapide pour arriver à destination à 15h.

On est accueilli par Paola, la réceptionniste de l'hôtel Nikos II adventure.  Elle est super sympa et efficace.  Elle nous explique toutes les informations sur le Torres del Paine, le trek en forme de W.

On lui loue le matériel (tente, matelas,  cuisinière,  sac de couchage) et puis on se lance dans les courses.  Il faut prévoir 4 jours complets de repas.

On achète de tout : concombres,  aubergines,  pâtes,  thon, salami, lentilles,  saucisse, fromage,  raviolis, carbonnade, poivrons, oignons, tomates, bananes, abricots,  3 petits cubis de vin de 500ml, 2 paquets de pain, de l'eau ( juste 2 bouteilles car on peut les remplir dans les rivières),  des sacs poubelles (pour laisser à l'hôtel tout ce dont on n'a pas besoin), café soluble, confiture.  Bref un arsenal de nourriture qu'il va falloir porter.

On se fait à souper à l'hôtel,  des ravioles au pesto.   Puis on s'attaque à la conception du sac à dos.  La tente fait 2,7 kg et avec le sac de couchage+matelas supra volumineux,  ça prend une place énorme dans le sac à dos.   On complète le peu d'espace vide par la nourriture.
Je me rends vite compte que c'est presque impossible à fermer et lorsque j'essaie de porter le sac, je sens immédiatement le poids énorme sur mes épaules.   Je râle car j'imagine l'échec du projet et ne me vois pas en train de porter tous ces kilos sur des kilomètres.
Alain est plus optimiste et essaie de me rassurer en disant que ça ira.
On éteint la lampe morts fatigués à 1h du matin, ça ne fera pas beaucoup d'heures de sommeil.

vendredi 4 décembre 2015

Valparaiso, J2, la Sebastiana et le musée à ciel ouvert

Sebastiana
La Sebastiana est la maison de l'artiste poète Pablo Neruda. C'est une maison musée décorée avec soin par son propriétaire qui collectionnait toute sorte d'objets.
Du Hall, à la chambre en passant par le salon pour terminer dans le bureau,  on y apprécie la mise en scène de sa collection. 
La visite se termine par un petit film explicatif.
Musée à ciel ouvert.
De la Sebastiana au littoral,  on descend par une rue appelée ''le musée à ciel ouvert''. Il s'agit de façades de maison sur lesquelles il y a des graffitis artistiques,  c'est du street art. On apprécie aussi le quartier pour les couleurs vives et l'odeur du printemps de part les fleurs.
Ascenseur
La visite continue vers l'ascenseur ..., qui est en forme de tour et permet de rejoindre le haut de la colline.  Arrivés en haut sur la passerelle,  j'ai du mal avec mon vertige en voyant le vide, ça ne s'arrange pas avec l'âge.
Le Paseo de la plage
On terminera notre journée avec une ballade le long de la plage. La ville a aménagé un chemin le lon du littoral.
On boira un verre sur une terrasse accompagnée d'une salade de crevettes.  On est choqué de l'insalubrité de la plage qui est jonchée d'ordures et les porteño n'ont, semble-t-il aucun problème à prendre le soleil à côté des déchets.
On s'amusera a regarder des loups de mers essayer de grimper sur un îlot de béton surélevé où il y a déjà une trentaine de spécimens. Les loups essaient avec peu de succès de prendre de l'élan dans l'eau afin d'atteindre le bord.
La dégustation de vin.
À côté de notre hôtel, il y a une dégustation de vin. On en profite pour y aller. On goûte : un cabernet sauvignon blanc, un chardonnay, un carmenere et un cabernet sauvignon rouge. Le tout est accompagné de saucisson,  fromage,  biscuits, olives et d'explications du propriétaire.
On rencontre aussi des français d'une cinquantaine d'année routards. Il ont parcouru la planète et on partage nos souvenirs de vacances.
Le soir,  on soupera, dans la même continuité,  un grand Apéro avec fromage, saucisson,  olives, pain, et du vin ramené des visite de caves à Mendoza plus l'huile d'olive de la cave Carinae.